top of page

« Je suis trop jeune pour avoir 40 ans »

Blog 21 NOVEMBRE 2021




C’est décidé, je ne fêterai pas mes 40 ans. Tout le monde me tanne pour cela, mais dois-je réellement m’en réjouir ? Est-ce vraiment une bonne nouvelle, un accomplissement, une récompense ?

Ben pour moi, clairement non !

Encore et toujours mes projections d’enfant complexée. Eh oui étant enfant je me voyais dirigeante d’une grande entreprise, mariée deux enfants. Ce qui était à l’opposé de ce que je vivais étant enfant. J’avais inscrit dans mon cerveau que dans pour que je sois heureuse dans le futur il fallait que j’aie le package complet.

Être obéissante, bienveillante, m’occuper de ma famille, être docile, ne pas faire trop de bruit, ne surtout pas contre dire.

Me complaire à répondre aux exigences de ma famille, créer la mienne tant en respectant scrupuleusement les bonnes volontés de chacun.

J’ai longtemps essayé de le faire. Je me suis évertuée à être la petite fille parfaite avec mes petites robes fleuries, mes chaussures vernies sauf que je finissais toujours par énervés mes professeurs avec mes bavardages incessants, qui cachaient un profond mal être. En grandissant j’ai gardé le même comportement, toujours fourrée dans les jupons de ma mère, j’ai quitté le cocon familial à 28 ans pour acheter mon propre appartement selon les désirs de ma mère à quelques mètres d’elle. J’étais tétanisée par l’idée de vivre seule, selon mon bon vouloir. J’ai mis un mois avant de pouvoir y vivre. Ma mère a même dû m’appeler pour que je puisse dormir sereinement.


« Rassurez vous j’ai vite pris mes aises »


Eh oui me voilà propriétaire d’un deux pièces que j’ai meublés seule et dont la décoration et l’agencement me correspondait totalement. Et c’est moi qui ai fait ça ! Seule de surcroît ! J’ai toujours vu ma mère se dépatouiller seule et je l’idéalisais tellement que je pensais être incapable d’en faire autant. Cet appartement était mon rêve finalement. Je me complaisais tellement dans mon célibat et dans ce confort que j’avais construit toute seule, que j’étais incapable d’y faire entrer un homme.

Moi et seulement moi, mes copines, mes beuveries, mes collègues, mes voyages, ma carrière.

Comment pouvais-je concilier le tout ; Je ne pouvais pas, je ne voulais pas…


« Aucun de mes maris potentiels ne trouvaient grâce aux yeux de ma mère »


Et mes 30 ans arrivent et là c’est le drame, tout se bouleverse, et me transporte dans une phobie imperceptible du célibat après 40 ans.

A 30 ans pourquoi pas mais à 40 ans j’arrête, je me fais none, j’abandonne, l’amour n’est plus pour moi.

Finalement la pire période de ma vie, cette rupture qui m’a totalement réconcilié avec cette idée. Ça m’a libéré, j’allais être célibataire à 40 ans et même peut -être maman solo après 40 ans. Je trouvais cela tellement innovant, et surtout contraire à tout ce que l’on attendait de moi, et cela me réjouissait.

Et puis mon compagnon actuel est arrivé et a fait voler en éclat toutes mes turpitudes. Serais je mariée et avec des enfants pour mes 40 ans ? OUUUIIIIIII

J’en étais convaincue, c’était possible, je pouvais le faire et je le ferais. Pendant la première année de ma relation j’étais littéralement obsédée par cela ; A tel point que cela me bouffait, le moral, et surtout mon couple. Et ma mère ne faisait rien pour détruire cette idée bien au contraire.

Jusqu’au jour ou j’en ai eu marre. Je n’avais jamais été aussi heureuse de ma vie et épanouie et pourtant perpétuellement torturée. A vivre dans le futur, à chercher des problèmes là ou il n’y en avait pas.

Donc j’ai décidé que le mariage n’était pas pour moi et que les enfants ça attendra. VIVE l’INSTANT PRESENT !


Je reçois perpétuellement des injonctions extérieures, de ma gynéco, de la société… après 40 ans ce ne sera peut-être plus possible, tu vas le regretter ! Et si mon seul regret était d’avoir un enfant non désiré dans un couple qui n’était absolument pas prêt à assumer cette charge.


« Vous me direz, on n’est jamais prêt à avoir un enfant »

Eh ben si ! et je suis trop jeune pour avoir un enfant, trop jeune pour avoir 40 ans. J’ai envie d’être égoïste, d’avoir du temps pour moi, pour nous. Toute ma vie j’ai voulu faire ce que je pensais être bien sans penser à ce dont j’avais réellement besoin.


Mes 40 ans je vais les accueillir comme il se doit, à ma façon, avec toute ma jeunesse, ma bienveillance et ma positivité.

Je remercie l’univers de pouvoir les accueillir en paix et en bonne santé car le plus important c’est que je sois heureuse et épanouie, en couple, célibataire, avec enfant ou sans enfant, mariée ou pas mariée, dirigeante d’une grande entreprise ou pas !


« Soyez votre propre bonheur, car le bonheur n’a pas d’âge »




#Maï



121 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout