Tu n’es pas « trop exigeante », tu as juste arrêté d’accepter n’importe quoi

Il paraît qu’à un certain âge, une femme célibataire devrait commencer à « revoir ses critères ».
Traduction :
Ma chérie, baisse un peu tes standards, parce que l’horloge tourne.
Comme si après 35 ou 40 ans, il existait une démarque sentimentale.
-30 % sur le respect.
-50 % sur la communication.
La fidélité ? Selon disponibilité en stock.
Et surtout, ne sois pas trop difficile.
Sinon tu risques de finir seule.
Cette phrase, beaucoup de femmes l’ont entendue.
De leur famille.
De leurs amis.
Parfois même d’autres femmes.
Et à force, une question finit par apparaître :
« Est-ce que je suis vraiment trop exigeante ? »
Peut-être.
Mais avant de supprimer la moitié de ta liste de critères sous prétexte que Gérard, 58 ans, pense que « de toute façon personne n’est parfait », il faudrait déjà distinguer deux choses.
Avoir des standards.
Et chercher un être humain fabriqué sur mesure dans un laboratoire.
Ce n’est pas tout à fait pareil.
Non, demander du respect n’est pas avoir des critères trop élevés
Commençons par quelques bases.
Vouloir quelqu’un qui :
te respecte ;
communique ;
est cohérent entre ses paroles et ses actes ;
est émotionnellement disponible ;
respecte tes limites ;
assume ses responsabilités ;
s’intéresse réellement à toi ;
est capable de construire une relation…
ce ne sont pas des exigences extravagantes.
C’est le contrôle technique minimum avant de prendre la route à deux.
Et pourtant, certaines femmes ont tellement été habituées au minimum qu’elles finissent par considérer le normal comme exceptionnel.
Il répond.
Waouh.
Il tient parole.
Incroyable.
Il te respecte quand il est contrarié.
Mesdames et messieurs, nous avons trouvé une licorne.
Non.
Nous avons trouvé un adulte capable d’être en relation.
Et il serait peut-être temps d’arrêter de remettre des médailles pour des comportements qui devraient constituer la base.
Mais oui, parfois, nous sommes réellement trop exigeantes
Maintenant que nous avons défendu nos standards, parlons de ce qui dérange un peu plus.
Parce que l’empowerment ne consiste pas à dire aux femmes qu’elles ont toujours raison.
Tu peux avoir des standards…
et avoir aussi des exigences irréalistes.
Si tu cherches quelqu’un qui soit :
beau selon tes critères ;
brillant ;
drôle ;
cultivé ;
ambitieux ;
disponible exactement quand tu le souhaites ;
extrêmement confiant mais jamais intimidant ;
sensible mais jamais vulnérable au mauvais moment ;
indépendant mais toujours disponible ;
spontané mais parfaitement organisé ;
et capable de deviner tes besoins avant même que tu les exprimes…
tu ne cherches peut-être plus un partenaire.
Tu rédiges le cahier des charges du prochain iPhone.
Une relation implique nécessairement de rencontrer un être humain.
Donc quelqu’un avec des qualités.
Des défauts.
Des habitudes parfois agaçantes.
Une histoire.
Des blessures.
Et probablement une manière catastrophique de charger le lave-vaisselle.
Standards et préférences : arrêtons de tout mélanger
C’est ici que beaucoup de confusion commence.
Il y a ce qui est essentiel.
Et ce qui est simplement préférable.
Le respect est un standard.
Mesurer 1m85 est une préférence.
La loyauté est un standard.
Avoir exactement ton style vestimentaire est une préférence.
La disponibilité émotionnelle est un standard.
Aimer les mêmes séries Netflix que toi…
On devrait pouvoir négocier.
Ton problème n’est donc pas nécessairement que tu as « trop de critères ».
Peut-être que tu accordes simplement la même importance à tous tes critères.
Et ça, ça change tout.
Fais le test des trois colonnes
Prends une feuille et divise-la en trois.
1. NON NÉGOCIABLE
Ce sont tes valeurs fondamentales.
Respect.
Sécurité.
Honnêteté.
Fidélité si tu souhaites une relation monogame.
Communication.
Projet relationnel compatible.
Tout ce sans quoi tu sais que tu ne peux pas construire sereinement.
2. IMPORTANT
Ce sont des éléments qui comptent beaucoup, mais sur lesquels une certaine souplesse existe.
Mode de vie.
Ambition professionnelle.
Centres d’intérêt.
Sociabilité.
Rapport aux voyages.
Organisation financière.
3. BONUS
Bienvenue dans la zone où nous pouvons arrêter de saboter une rencontre intéressante parce que monsieur ne mesure pas exactement 1m87.
Style.
Profession précise.
Couleur des yeux.
Musique préférée.
Passion pour les brunchs du dimanche.
Le bonus embellit la relation. Il ne devrait pas décider à lui seul de sa qualité.
« À ton âge, il faut faire des concessions »
Ah.
Cette merveilleuse phrase.
Bien sûr qu’une relation nécessite des compromis.
Mais un compromis sain signifie :
« Nous sommes différents et nous cherchons une solution qui respecte chacun. »
Ce n’est pas :
« Je vais abandonner mes besoins fondamentaux parce que j’ai peur de finir seule. »
Il y a une différence entre assouplir une préférence et trahir une valeur.
Et cette différence peut déterminer la qualité de toute une relation.
Tu peux faire un compromis sur la destination des vacances.
Sur la décoration du salon.
Sur le restaurant du vendredi soir.
Mais devoir négocier constamment pour obtenir du respect, de l’attention ou de la considération ?
Ce n’est plus un compromis. C’est un abonnement premium à la frustration.
La peur du célibat fait parfois baisser les prix

Voilà le vrai sujet.
Ce n’est pas toujours l’amour qui nous pousse à accepter moins.
Parfois, c’est la peur.
La peur de ne plus rencontrer personne.
La peur de vieillir seule.
La peur de voir les autres avancer.
La peur d’avoir « raté le train ».
Alors nous commençons à négocier avec nous-mêmes.
Bon, il ne communique pas beaucoup, mais…
Oui, il disparaît parfois, mais…
Je ne me sens pas vraiment respectée, mais…
Et chaque « mais » retire quelques euros au prix symbolique que nous accordons à nos besoins.
Jusqu’à accepter une relation que nous aurions déconseillée à notre meilleure amie.
Ton célibat n’est pas une liquidation avant fermeture

Il faut que nous arrêtions collectivement de présenter le célibat féminin comme une urgence commerciale.
« Dernières pièces disponibles !
Dépêchez-vous avant 40 ans ! »
Non.
Être célibataire ne signifie pas que tu dois accepter la prochaine personne simplement parce qu’elle manifeste de l’intérêt.
Et être indépendante ne signifie pas non plus que personne ne sera jamais suffisamment bien pour toi.
Le célibat conscient, c’est précisément cet espace entre les deux.
Ne pas choisir quelqu’un par peur d’être seule.
Mais rester suffisamment ouverte pour ne pas transformer ses standards en muraille.
La vraie question n’est pas : « Suis-je trop exigeante ? »
Demande-toi plutôt :
Mes critères protègent-ils mes valeurs ou protègent-ils mes peurs ?
Parce qu’un standard peut venir de l’estime de soi :
« Je veux une relation dans laquelle je suis respectée. »
Mais un critère peut aussi venir de la peur :
« Il doit absolument correspondre à cette image, sinon je ne prends aucun risque. »
Et parfois, notre fameuse « exigence » cache simplement une stratégie très sophistiquée pour éviter la vulnérabilité.
Personne n’est assez bien.
Donc personne ne peut vraiment s’approcher.
Et donc personne ne peut vraiment nous blesser.
C’est confortable.
Mais ce n’est pas forcément de l’exigence.
Ça peut aussi être de la protection.
Une femme qui connaît sa valeur ne demande pas la perfection
Elle demande de la cohérence.
Elle observe.
Elle prend son temps.
Elle regarde comment elle se sent dans la relation.
Elle ne tombe pas amoureuse uniquement des mots.
Elle regarde les actes.
Et surtout, elle ne se demande plus constamment :
« Est-ce qu’il va me choisir ? »
Elle se demande également :
« Est-ce que moi, je choisis cette relation ? »
Cette question change tout.
Parce que tu quittes la posture de candidate.
Tu redeviens actrice de ta vie sentimentale.

Alors, es-tu vraiment trop exigeante ?
Peut-être que certaines préférences peuvent être assouplies.
Peut-être que certaines attentes méritent d’être interrogées.
Peut-être même que ton idéal amoureux a besoin de rencontrer un peu plus la réalité.
Mais tes besoins fondamentaux ?
Tes valeurs ?
Ton respect ?
Ta sécurité émotionnelle ?
Ce n’est pas parce que quelqu’un est incapable de les satisfaire qu’ils deviennent soudainement excessifs.
Et surtout :
Tu n’as pas besoin de baisser tes standards pour augmenter tes chances d’être en couple.
Tu as besoin de savoir lesquels méritent réellement d’être élevés.
Parce que ton objectif n’est pas simplement d’avoir quelqu’un.
C’est de construire une relation dans laquelle tu n’auras pas besoin de te perdre pour pouvoir rester.
Le Glow Up amoureux commence aussi par le choix
Si tu réalises que tu alternes entre accepter beaucoup trop peu et demander tellement que personne ne peut réellement entrer dans ta vie, ce n’est pas une fatalité.
C’est exactement le type de schémas que le travail de CéliBOSS permet d’explorer : comprendre tes besoins, tes limites, tes peurs et apprendre à choisir depuis ton estime plutôt que depuis ton manque.
Parce que le véritable luxe amoureux n’est pas d’être choisie à tout prix.
C’est de pouvoir choisir sans avoir peur d’être seule.
Maï DIAW
Coach en image & experte en empowerment féminin
Mentore en Célibat Conscient
Fondatrice de l’Agence MaïConseil
Auteure de Crois. Aime. Brille.




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